La psychologie de la confiance en soi
Qu’est-ce que la confiance en soi ?
La confiance en soi est la perception que nous avons de notre capacité à agir de manière efficace et appropriée dans diverses situations. Elle influence nos décisions, nos actions et notre bien-être général.
L’indicateur clé, la perception
La perception est la manière dont nous allons comprendre et ressentir les choses.
Un petit rappel s’impose ici.
Notre conscience est une interface entre notre monde intérieur (inconscient personnel, inconscient collectif, etc.) et le monde extérieur.
Autrement dit, la conscience permet de traiter les informations extérieures vers l’intérieur.
Pour ce faire, elle utilise quatre grandes fonctions :
- La sensation (Toucher, vue, odorat, etc.)
- La réflexion (Raisonnement, logique, etc.)
- L’intuition
- Le sentiment (jugement moral, etc.)
Ces quatre fonctions vont être utilisées plus ou moins en priorité en fonction de votre personnalité, de votre vie, et d'autres facteurs.
Elles sont le fruit des échanges constants entre votre conscience et votre inconscient, entre votre conscience et vos mécanismes de défense, qui, même s'ils sont inconscients, vont modifier la perception que vous allez avoir de la réalité.
Pour le cas de la confiance en soi, il y a deux fonctions principales qui vont nous intéresser et qui vont nous donner un maximum d’informations sur la cause de notre manque de confiance en soi. Il s’agit de la réflexion et du sentiment, qui font partie de la catégorie des fonctions de jugement.
Ce qui est bien avec la perception que l’on a des choses, c’est que l’on peut les changer à n’importe quel moment, rien n’est figé dans le marbre.
Les deux axes qui nous font perdre confiance en nous
Il existe deux grands axes qui nous font perdre confiance en nous :
- Le passé
- Le présent
L’influence de notre passé est grande sur notre confiance en nous. L’inconscient est presque un synonyme de passé, dans le sens où notre passé est comme capturé dans notre inconscient, les bons moments comme les mauvais.
Les choses que nous avons vécues, les épreuves et les échecs, et la manière dont nous les avons traités peuvent être une cause sérieuse de notre manque de confiance aujourd’hui.
Si vous avez vécu vos échecs comme des défaites douloureuses et qui ont juste montré que vous étiez un nul, un raté, un moins que rien, alors oui, ces fantômes du passé continuent de vous hanter en vous rappelant qu’à chaque fois que vous vivez un échec, il s’agit juste de la même histoire, de la même leçon qui vous “prouve” que vous êtes un raté, mais c’est faux.
On dit souvent que ne jamais se tromper est un indicateur de non-agir, et cette phrase est pleine de sens.
Vous grandissez et la vie a décidé que vous alliez évoluer et changer tout au long de votre vie, mais cela implique de sortir de sa zone de confort, de prendre des risques, d’échouer.
Regardez-vous aujourd’hui et comparez-vous au vous d’avant, que voyez-vous ? Une personne qui a évolué ? Une personne qui a vécu tant d’épreuves pour en arriver là ? Oui.
L’échec fait partie du processus normal d’une vie et il ne vous définit pas ; bien au contraire, il vous pousse vers le haut.
Maintenant que l’on a vu tout ça, vous allez me dire : mais quel peut bien être l'impact du présent ? Nous allons voir cela dès maintenant.
Comme vous avez sûrement dû le comprendre à présent, l’axe qui peut vous faire perdre confiance en vous dans le présent est exclusivement dû à votre manière d’appréhender les échecs.
Au fond, on définit la confiance en soi comme la perception que nous avons de notre capacité à agir de manière efficace et appropriée dans diverses situations, mais la source de tout ça est la perception que nous avons du concept d’échec (fonction de réflexion de la conscience) et les souvenirs d’échecs non digérés (fonction de sentiment de la conscience).
La confiance en soi et le narcissisme
Paradoxalement, moins nous avons confiance en nous, plus nous avons un narcissisme négatif.
Le narcissisme est un mécanisme de défense dû à la nature profonde de l’Homme.
La préoccupation d'un animal sociable est de se faire accepter et d'appartenir à un groupe. Le besoin de se faire valider par les autres provient de cela. Se faire valider par les autres signifie que nous sommes acceptés par le groupe, et cela rassure l'animal sociable face à sa plus grande peur : l'ostracisation.
Mais que se passe-t-il quand nous sommes isolés ? Pour beaucoup, un sentiment de malaise se fait ressentir, voire même une sorte de perte de repères. Dans les cas les plus graves, certains en arrivent même à douter de leur propre existence à cause de l'absence de validation extérieure.
Comme la nature trouve toujours une solution palliative aux problèmes de la vie, c’est là qu’entre en jeu le narcissisme. Il permet, dans le cas de l'isolement, de s'auto-valider. Il s'agit presque d'une sorte d'auto-réconfort.
Le narcissisme négatif est caractérisé par une confiance en soi trop peu développée, ce qui ne lui permet pas de réellement s’aimer. Ces individus ont donc tendance à être très égocentriques et ont beaucoup besoin d’être validés. Les non-validations externes les impactent énormément, ce qui peut encore plus détruire leur confiance en eux.
Sachant que le narcissisme prend source dans le manque de confiance et qu’il est l’opposé de l’empathie, gagner en confiance en soi, c’est aussi devenir plus empathique et plus bienveillant avec les autres. L'impact n’est pas uniquement personnel.
Si vous désirez en savoir plus sur le narcissisme, je vous recommande mon article qui traite de ce sujet : https://aion-psy.blogspot.com/2023/09/la-psychologie-du-narcissisme.html
Les choses à faire pour reprendre confiance en soi
Maintenant que nous avons vu les tenants et aboutissants du manque de confiance en soi, place au travail. Je vais vous proposer des exercices qui pourront vous aider à regagner confiance en vous.
Exercice 1 : Revoir ses échecs sous un autre angle
Le première exercice va vous permettre de changer de perception sur vos échecs passer et sur votre perceptions du concept d’échec pour le présent.
- Prenez une feuille de papier et écrivez une situation dans votre vie où vous avez échoué ou vécu un sentiment de honte ou d’impuissance.
- Relisez cette expérience et notez toutes les leçons positives que vous pouvez en tirer. Par exemple, si vous avez échoué dans un projet professionnel, notez ce que cela vous a appris sur votre gestion du temps, vos priorités ou vos compétences.
- Changez de perspective : imaginez que cette situation est une opportunité déguisée, et notez ce qu’elle vous a permis de grandir ou d’évoluer.
Exercice 2 : La validation intérieure
Cet exercice a pour but de renforcer la confiance en soi en vous affranchissant de la validation extérieure (lien entre narcissisme et confiance en soi).
- Chaque soir, écrivez trois réussites que vous avez vécues dans la journée, sans vous baser sur ce que les autres ont dit ou pensé de vous. Concentrez-vous uniquement sur ce que vous avez accompli par vous-même.
- Relisez vos réussites de la journée et dites-vous à voix haute : "Je suis fier(e) de ce que j'ai accompli aujourd'hui."
- Notez si, au fil des jours, vous ressentez un changement dans votre perception de vous-même.
Exercice 3 : L’auto-compassion pour renforcer la confiance en soi
L’auto-compassion est essentielle pour se libérer des critiques internes et renforcer la confiance en soi.
- Choisissez une situation récente où vous avez été dur(e) avec vous-même (par exemple, un échec, une erreur).
- Rédigez une lettre à vous-même, mais cette fois, adoptez un ton bienveillant, comme si vous parliez à un ami cher. Parlez-vous avec compassion et proposez des conseils constructifs pour aller de l’avant.
- Relisez votre lettre et imprégnez-vous de cette attitude douce et bienveillante envers vous-même.
Exercice 4 : Sortir de sa zone de confort progressivement
L’objectif est de prendre des risques calculés pour sortir de votre zone de confort, ce qui renforcera votre confiance en vous.
- Identifiez une situation dans laquelle vous vous sentez généralement inconfortable ou anxieux(se), mais qui est aussi une occasion de progresser (ex : parler en public, prendre la parole en réunion, faire une présentation).
- Divisez cette situation en petites étapes réalisables. Par exemple, commencez par parler devant un petit groupe avant de vous adresser à un plus grand public.
- Prenez la première étape et engagez-vous à l’accomplir. Notez ce que vous ressentez après avoir franchi cette étape et comment vous pouvez vous améliorer encore.

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